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Saison 2018 : plus de places! Saison 2019, démarrage 1er novembre : plus de places non plus. Possibilité d’être sur une liste d’attente ou sur une liste d’intermittents. Pour tout savoir sur notre AMAP, venez à une réunion d’accueil.

Si vous avez envie de bons légumes, de bons poulets, de bons pains produits localement, rejoignez l’AMAP Élément Terre!
Pour le démarrage de notre toute nouvelle AMAP, nous ouvrons d’abord une demi-saison, du 15 mai au 31 octobre 2018, soit 25 livraisons hebdomadaires.

Suivra ensuite une saison d’engagement de 46 semaines, du 1er novembre 2018 au 31 octobre 2019, toujours sur un rythme hebdomadaire.
Pour cette demi-saison, une part de récolte de notre maraîcher Jean-Marc Jendrier vaut 16,50€, un poulet de Cindy et Nathan coûte 9,80€ le kilo et un pain d’un kilo d’Olivier 6€.

La souscription (le paiement à l’avance) se fait au prorata des livraisons que vous aurez. Vous pourrez payer par un ou plusieurs chèques. Chaque contrat est différent.

Venez nous rencontrer lors des réunions d’accueil, nous vous expliquerons tout ça. Vous pourrez voir aussi comment se déroule une distribution.

La prochaine réunion d’accueil a lieu le :

mardi 6 novembre de 19h30 à 20h30

au Foyer de Grenelle, 17 rue de l’Avre Paris 15è,

Métro La Motte-Picquet-Grenelle ( lignes 6, 8, 10 )

Vous pouvez aussi nous contacter ou poser vos questions par courriel : amapelementterre@laposte.net

Lieu et horaire habituel de distribution
La distribution a lieu chaque mardi de 19h30 à 20h45, dans la salle B1 du Foyer de Grenelle au 17 rue de l’Avre 75015 Paris.

Les AMAPiennes et AMAPiens sont tenus à des engagements :

  • adhérer à AMAP Elément Terre (pour cette demi-saison c’est 12€), se tenir informé de la vie de l’association et s’y impliquer (à la mesure de ses disponibilités et compétences) en intégrant un cercle (distribution, communication, producteurs…)
  • payer l’intégralité du contrat à la signature
  • assurer la distribution des légumes au moins quatre fois par an
  • effectuer une visite dans l’année dans chaque ferme

D’autres contrats que les contrats maraîcher, aviculteur, pain sont et seront proposés aux amapien·ne·s d’Élément Terre au fur et à mesure de son développement.

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Adhérer à une AMAP, c’est aussi renforcer les liens entre agriculture et alimentation,

C’est renforcer la confiance et la compréhension entre paysans et mangeurs.

  • par une connaissance accrue de l’alimentation et du monde agricole
  • par une modification des habitudes alimentaires et culinaires liée à la consommation de nourriture bio, locale et de saison.

C’est réduire les risques d’obésité via l’éducation à l’alimentation, la reconnexion avec le monde agricole.

Et cela entraîne des modifications plus larges des modes de consommation au-delà de l’alimentation, des réductions du gaspillage alimentaires et des autres gaspillages.

Tentez l’aventure avec nous!

 

Fin d’été à la Ferme des Perrières

Journée portes ouvertes chez notre producteur de fruits

le 30 septembre 2018.

Dans la cour de la ferme, stands d’associations, fabrication du jus de pommes, marché bio (bières, légumes, fromages, céréales)…

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Visite du verger

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Les vergers de la ferme des Perrières sont pour certains assez vieux: certains arbres ont près de 40 ans, les arbres sont fragiles, les variétés plantées ne sont pas très résistantes aux maladies. D’où un soin accru et une gestion très attentive.

Les arbres fruitiers sont en agriculture biologique difficiles à entretenir: maladies et parasites sont nombreux, pour les pommiers: carpocapse (vers des pommiers et des poiriers) et tavelure (maladie cryptogamique des pommiers et poiriers).

Les kiwis

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Campagne mondiale pour les semences : parrainer une semence

 

A l’occasion de la journée internationale d’actions pour la souveraineté alimentaire des peuples et contre les multinationales, La Via Campesina relance la « Campagne mondiale pour les semences, un héritage des peuples au service de l’humanité »,

(Harare, le 16 octobre 2018) Les semences paysannes sont un patrimoine des peuples au service de l’humanité. Elles sont la base de la production alimentaire mondiale et permettent aux paysannes et paysans de produire et aux consommateurs et citoyens de trouver une alimentation saine et diversifiée. Elles nous permettent de résister, maintenir nos cultures ancestrales et défendre notre identité paysanne.

Or, ces graines de vie sont menacées par les politiques semencières des pays riches, les accords de libre-échange et l’agribusiness. Sous prétexte « d’améliorer » la productivité des semences, l’agribusiness a créé un système semencier néolibéral qui a homogénéisé, appauvri et monopolisé les semences, provoquant la perte des trois quarts de la diversité semencière et annihilant une diversité que les peuples – grâce aux travail des paysannes et paysans – avaient mis 10000 ans à générer.

Trois entreprises, Monsanto-Bayer, Syngenta-ChemChina et Dupont-Dow, contrôlent plus de 50% des semences commerciales dans le monde – de plus en plus souvent des semences génétiquement modifiées afin de résister aux herbicides et produire des insecticides. Sous l’impulsion de l’OMC, de la banque mondiale et du FMI, et au travers des accords de libre-échange ainsi que des lois brevetant les semences et protégeant les droits des obtenteurs, comme les normes UPOV, ce système semencier n’autorise que la circulation de ses propres semences, criminalisant la sauvegarde, l’échange, le don et la vente des semences paysannes locales.

La situation est telle que les paysans et les paysannes ont perdu beaucoup de leurs semences locales, sont mis en prison pour la défense et l’échange de leur patrimoine semencier, et risquent les rafles et la saisie de leurs graines. La biodiversité est détruite par l’utilisation d’engrais chimiques, de semences hybrides et d’organismes génétiquement modifiés développés par les entreprises multinationales. Les citoyennes et citoyens ont difficilement accès à une alimentation saine, diversifiée et bonne pour leur santé.

La Via Campesina et ses alliés se battent pour changer la donne. Partout dans le monde, La Via Campesina et ses organisations membres multiplient les efforts de formation, d’éducation, de soutien mutuel et d’échange des semences. Nous nous battons pour que les lois nationales et les traités internationaux garantissent les droits des paysans de conserver, utiliser, échanger vendre et protéger leurs semences contre la biopiraterie et les contaminations génétiques, nous rédigeons des livres sur l’histoire des semences, réalisons des études et des cartographies. Nous fondons aussi des écoles d’agroécologie et organisons des foires d’échange de semences paysannes. Nous exerçons notre droit d’autodétermination pour sélectionner les variétés de semences que nous voulons planter et rejeter les variétés dangereuses économiquement, écologiquement et culturellement. Ce sont des droits affirmés par le Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture et par la Déclaration des Nations unies sur les droits paysans qui vient d’être adoptée par le Conseil des Droits de l’Homme à Genève. C’est également le seul moyen de garantir une alimentation saine aux citoyens, la préservation de la biodiversité et l’atteinte de la souveraineté alimentaire.

C’est dans cet esprit que nous avons lancé en 2001 à Rome la Campagne Internationale des Semences Paysannes, patrimoine des peuples au service de l’humanité, dans l’objectif de promouvoir la récupération des systèmes traditionnels de conservation, d’entretien et d’échange des graines locales et les droits collectifs inaliénables des paysans sur leurs semences. En ce 16 octobre 2018, à l’occasion de la journée mondiale d’Action pour la souveraineté alimentaire des peuples et contre les multinationales, nous relançons cette campagne et l’action « Adoptez une semence ».

Nous appelons chaque agriculteur, famille paysanne ou communauté à s’engager dans l’adoption d’une variété de semences végétale ou animale, à devenir le gardien de cette semence, en assurant sa propagation, sa reproduction et sa distribution et s’engager dans la défense collective de ses droits de les utiliser, les échanger, les vendre et les protéger. Nous créerons ainsi un grand réseau de semences paysannes permettant de sauver celles qui sont devenues rares et d’étendre la production vers la souveraineté alimentaire des peuples.

En adoptant une semence, les familles paysannes préservent leur identité et leur territoire et affirment leur mode de vie paysan. Elles revendiquent la mémoire historique et la culture ancestrale de la gestion des semences, en promouvant une agriculture écologique urbaine et rurale qui reproduit le miracle des semences et des aliments plus nombreux et de meilleure qualité, goût et valeur nutritionnelle.

Aucune mesure gouvernementale ne peut limiter les droits collectifs des paysans d’utiliser d’échanger et de vendre leurs des semences. Le consentement libre entre paysannes et paysans devrait être appliqué sans restriction.

La Via Campesina

Sans semences, il n’y a pas d’agriculture ; sans agriculture, il n’y a pas de nourriture ; et sans nourriture, il n’y a pas de peuples.

Nous nourrissons nos peuples et construisons le mouvement pour changer le monde !


Récolte de pommes de terre à la Ferme du Noyer

Dimanche 16 septembre, Jean-Marc nous a invités dans sa ferme pour la récolte des pommes de terre. Sur place, et sous un beau soleil, nous avons retrouvé des adhérents plus matinaux de la deuxième AMAP de Jean-Marc, l’AMAP de la Butte. Nous étions donc une douzaine pour les aider, lui et Omrâan, son saisonnier.
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Les pommes de terre, plantées au mois d’avril, occupaient plusieurs rangées sur une parcelle de 1600 m2. Et c’est après le passage du tracteur pour les déterrer que nous avons pu les ramasser, en prenant bien soin de ne pas mélanger les variétés ! Bintje, à chair farineuse, et Maïwen, à chair plus fine, ne se destinent en effet pas à la même cuisson.

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Après quelques heures et un pique nique convivial à l’ombre du noyer, Jean-Marc a effectué un deuxième passage du tracteur pour biner la terre dans l’autre sens, et nous permettre de repasser sur les bandes pour ramasser les pommes de terre qui nous ont échappé.

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Bilan de la journée, environ une tonne de pommes de terre, rangées dans des filets afin d’être stockées pour l’hiver !

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Le lendemain, Jean-Marc et Omrâan feront deux passages supplémentaires pour ne laisser aucun tubercule aux mulots croisés dans le champ !

Dès le mardi suivant, nous avons retrouvé les premières pommes de terre dans notre panier de la semaine !

 

Le sel de mer vendéen

Stéphane Guichen

Beauvoir-sur-mer (85230)

« Pour moi un marais n’est pas un lieu de production, c’est un corps, un organisme vivant »

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C’est à Beauvoir-sur-Mer que Stéphane Guichen vit au rythme des saisons, dans une salorge sans électricité, en communion avec la nature. Stéphane est saunier.
En 2002, après un voyage en Afrique, il s’installe en Vendée et restaure la soixantaine d’œillets qui composent le marais de la Galopinière. qu’il refait à l’identique de ce qui se faisait traditionnellement. Ce sont de grands œillets de pratiquement 6 sur 10 mètres, bien plus grands que ceux de l’île de Ré. Ils nécessitent une grande perche.

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Il en va du sel comme de tous les autres produits de la terre et de la mer, tous ne se valent pas. Celui de Stéphane, récolté avec amour, est d’une grande qualité. Il suffit de le voir caresser délicatement la surface du marais avec sa longue perche pour s’en convaincre.

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La fleur de sel est d’une grande finesse et tout comme le sel gris, bien sèche. Le sel contient de très nombreux oligo-éléments excellents pour la santé.

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Voici des vues macro des cristaux du sel de Stéphane.

« Le transport à la voile c’est ramener du temps et de l’espace dans le commerce et la relation humaine. »

Stéphane commercialise son sel dans sa boutique Ty an Holen située à Morlaix. Il vend aussi à des AMAP parisiennes. Sa production d’une dizaine de tonnes de sel par an est entièrement bio. Il l’agrémente de plantes aromatiques de son jardin.

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Notre saunier porte une attention particulière au moyen de transport de son sel. Fatigué de passer du temps en voiture pour acheminer sa production de Beauvoir-sur-Mer à Morlaix, il eut l’idée de faire voyager son sel, comme cela s’était toujours fait, par bateau. Pourtant préférer le fret à la voile à la route a un prix car le transport à la voile est quatre fois plus onéreux : 10 centimes d’euros par kilomètre pour un kilo de sel par la route contre 40 centimes d’euros par la mer. Mais il s’agit pour Stéphane de réduire l‘empreinte carbone du transport de marchandises, et c’est un choix éthique conforme à son choix de vie.

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De même, pour livrer ses AMAP parisiennes, il trouve un voyageur de passage à Morlaix qui accepte de nous apporter le sel au mois de mai. En automne, à la morte saison, Stéphane vient « en chair et en os » rencontrer les amapiens et en profite pour faire du covoiturage.

Mai 2018-Des nouvelles du marais : « Il est tombé tellement de pluie et de neige cet hiver que la Loire a dilué l’eau de la Baie de Bourgneuf et que nous n’avons pas d’eau pour démarrer la récolte ! Inversement de la tendance au mieux mi-juin et donc sel au mieux mi-juillet … C’est ainsi »